L’importance d’un chez-soi pour s’ancrer

Originaire de la République centrafricaine, Mahamat Djafar, dans la trentaine, a connu un parcours marqué par l’exil et la persévérance. Après avoir vécu pendant dix ans au Cameroun, il arrive au Canada le 16 septembre 2022. Il se souvient précisément de cette date, car c’était le début d’une vie stable et durable. Même s’il obtient rapidement sa résidence permanente, ses débuts à Montréal n’ont pas été faciles. Il a d’abord occupé un logement dans un environnement insalubre qui accentuait son stress et son sentiment d’isolement. « Je ne dormais pas bien, je me sentais comme en prison. C’était très décourageant », confie-t-il.
C’est par un heureux hasard que Mahamat entend parler de la SHDM. Alors qu’il était au téléphone avec une connaissance dans l’autobus, un passager entend la conversation et devine qu’il a besoin d’aide pour se loger : il s’approche spontanément et lui transmet les coordonnées de la SHDM. S’ensuivent deux mois et demi de démarches, ponctuées d’appels hebdomadaires, jusqu’à ce qu’un 3 ½ se libère dans Côte-des-Neiges–NotreDame-de-Grâce. Il y emménage le 1er février 2024, un moment qui marque un véritable tournant dans sa vie. « Quand je suis chez moi et que je regarde mon appartement, je me sens bien. Je me considère chanceux d’avoir un si beau logement à ce prix », dit-il avec reconnaissance.
Aujourd’hui, Mahamat travaille comme peintre, un métier qu’il exerce avec passion après avoir complété une formation de six mois. Il apprécie la propreté et les rénovations de son logement, de même que les bonnes relations qu’il entretient avec ses voisins. Pour lui, la stabilité résidentielle offerte par la SHDM a été essentielle : sans elle, il envisageait même de quitter le Québec. « Avoir ce logement m’a redonné espoir. Ça m’a permis de croire que je pouvais construire une bonne vie ici », souligne-t-il. Il tient également à saluer l’accueil chaleureux et la flexibilité de l’équipe de la SHDM : « Quand j’arrive à la réception, je me sens comme à la maison. On plaisante, on me traite avec respect et les services sont toujours rapides. Ça fait toute la différence ».
Pour Mahamat Djafar, un logement de la SHDM n’est pas seulement un toit : c’est un point d’ancrage, un espace sécurisant qui lui permet d’envisager avec confiance l’avenir.
Mahamat Djafar
Locataire d’un logement Pour tous, rue Grand-Boulevard
